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Le réveillon du Jour de l’an, propice à la fécondation

 

Chaque année, les courbes des naissances en France présentent un pic en septembre-octobre. Ce baby-boom saisonnier est la conséquence d’un important taux de fécondité autour des fêtes de fin d’année…

Le réveillon du jour de l’an approche, et pour beaucoup d’entre nous cela signifie soirée festive, ambiance conviviale et… rapprochements ! L’euphorie de la nouvelle année et l’alcool aidant, ce moment est très propice à la fécondation. D’après le dernier bilan de l’Institut national d’études démographiques  sur la fécondité*, il s’avère que les naissances ne sont pas étalées de façon homogène sur l’année.

Au contraire, les démographes ont constaté deux pics des naissances : l’un début juillet, l’autre fin septembre. En tenant compte de la durée de gestation qui est de 9 mois, cela indique donc des conceptions importantes début octobre et fin décembre. Le premier pic s’explique par le calendrier marital des couples qui attendent souvent que leur mariage soit passé pour concevoir leur enfant. 3 mariages sur 4 étant célébrés entre mai et septembre (chiffre Insee), et en tenant compte du délai moyen de féconditéaprès l’arrêt de la contraception (environ 3 mois), cela explique ce premier boom démographique.

Le pic des naissances observé en septembre aurait une toute autre explication… Si le 23 septembre, les naissances sont deux fois plus nombreuses que les autres jours de l’année, cela serait dû au réveillon du Jour de l’an ! En effet, la Saint-Sylvestre serait un jour propice à la reproduction, comme l’explique le compte-rendu de l’Ined : « Les couples cherchant à concevoir (donc non utilisateurs d’uneméthode contraceptive) sont alors probablement plus nombreux à être réunis. De ce fait, et aussi en raison des circonstances, ils sont plus nombreux à avoir des rapports sexuels au moment de la Saint-Sylvestre. »Les auteurs souligne également une « moindre vigilance contraceptive » pour les personnes célibataires ou n’utilisant pas de contraception.

Plus d’IVG aussi.C’est ainsi que « l’euphorie reproductive » du Jour de l’an provoque également un pic des interruptions volontaires de grossesses constaté en janvier. Les grossesses démarrées le 1er janvier entraînent un nombre d’IVG trois fois supérieur à celui d’un jour normal.

 

123dakar@123dakar.com

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